IA GENERATIVE, TOURISME
ET MARKETING DE CONTENU :
opportunité ou standardisation à grande vitesse ?

En quelques mois, l’intelligence artificielle générative est passée du buzz au business.
Dans le secteur touristique, elle séduit, fascine, questionne.

L’exemple est connu : la campagne de l’Office de Tourisme de Chamonix en 2023, mettant en scène une rencontre entre skieur et bouquetin... entièrement créée par IA.
Esthétiquement réussie, techniquement impressionnante, mais humainement dérangeante pour certains. 
Car la scène était… impossible. Et le public, lui, l’a bien senti.Nous perso, on adore!

Alors faut-il choisir entre innovation et vérité ?
Ou plutôt : comment faire de l’IA un outil au service du tourisme, sans en trahir l’essence ?

Partie 1 – Quand l’IA bouscule le marketing touristique

Le secteur touristique n’échappe pas à la vague.
Selon la Revue Espaces (n°386), 58 % des professionnels du tourisme utilisent aujourd’hui l’IA dans leur stratégie de contenu, contre 10 % il y a deux ans.

Les cas d’usage se multiplient :

  • Visuels générés pour les réseaux sociaux ou les campagnes.

  • Descriptions automatiques d’hébergements.

  • Traductions instantanées dans 20 langues.

  • Chatbots conversationnels comme Alma en Slovénie ou Lily en Dordogne Périgord.

  • Création d’itinéraires hyper-personnalisés via des plateformes comme Mindtrip ou Wonderplan.

👉 Le tourisme devient plus fluide, plus ciblé, plus “smart”.
Mais à quel prix ?

 

Partie 2 – La tentation du contenu générique

L’IA génère vite. Beaucoup. Trop ?
Dans un océan de contenus lisses et “parfaits”, une question émerge : où est passée la singularité des territoires ?

Les mêmes prompts donnent les mêmes visuels.
Les mêmes modèles de langage livrent les mêmes descriptions.
Et peu à peu, le contenu touristique perd ce qui fait sa force : l’émotion, la voix humaine, la sensation du vécu.

C’est ici que le regard stratégique devient indispensable.
Chez Kara M Conseils, nous posons une ligne claire :

L’IA n’est pas là pour remplacer la création, mais pour renforcer l’intention.

L’enjeu est de produire moins, mais mieux.
De relier l’outil à un ancrage éditorial fort.
Et de conserver, au cœur de chaque campagne, le récit humain.

Partie 3 – Une IA éthique, locale et responsable

L’IA peut, et doit, devenir un levier d’écoresponsabilité et d’accessibilité :

  • en adaptant les contenus aux visiteurs internationaux ou en situation de handicap,

  • en optimisant les parcours d’information selon la fréquentation,

  • en valorisant des sites moins connus pour réguler les flux touristiques.

Mais attention à ne pas tomber dans le solutionnisme technologique.

Il ne suffit pas de “faire avec l’IA”.
Il faut penser stratégie éditoriale :

✔️ maîtriser les sources,
✔️ cadrer les usages,
✔️ réduire l’empreinte environnementale des contenus générés,
✔️ et replacer le collaborateur local, le guide, le l'agriculteur, l'artisan, au cœur du discours.

Le storytelling devient alors acte de régulation douce autant que de promotion.

Pour un marketing augmenté, mais incarné

L’IA générative bouleverse les règles du jeu.
Mais elle ne change pas la finalité : créer du lien, donner envie, faire vivre une expérience.
Et cela ne se décrète pas en prompt.

👉 Le rôle du marketing touristique n’est pas de produire plus, mais de mieux raconter.
👉 Le rôle du consultant n’est plus uniquement d’exécuter, mais de piloter une stratégie à la croisée de la data, du récit, des valeurs et du territoire.

Chez Kara M Conseils, nous croyons à un tourisme augmenté, mais profondément humain.
Un tourisme qui n’a pas peur de l’IA, mais qui lui donne un cap.
Et ce cap, c’est la cohérence éditoriale, l’ancrage local et la vision long terme.

Le contenu de demain sera conversationnel, interactif, multiforme.
Mais il devra surtout rester… vrai.